« FAHRENHEIT 451 », de RAY BRADBURY

Parution en France : 1955

240 pages

Collection Folio SF, Gallimard


QUATRIÈME :

451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume. Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres, dont la détention est interdite pour le bien collectif. Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d’un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l’imaginaire au profit d’un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement poursuivi par une société qui désavoue son passé.

AVIS :

J’avais vraiment hâte de me plonger dans ce roman qui est, vous allez pas me croire, plutôt connu. N’étant pas une grande fan de Science-Fiction, j’appréhendais un peu cette lecture. Est-ce que je vais réussir à comprendre de quoi on me parle ? Est-ce que je vais aimer ? Résultats des comptes : j’ai ADORÉ.

On est dans une société qu’on suppose future, aucune date ni d’ère nous sont présentée, où la manipulation par les médias et la société est à son paroxysme. On ne suit pas beaucoup de personnages, en même temps, en moins de 300 pages c’est compliqué, mais chacun des personnages récurrents a un rôle à jouer.

L’auteur a une plume incroyable, on est dans un monde dystopique où liberté et bonheur veulent dire ignorance et pourtant Ray Bradbury nous décrit tout ça poétiquement. Ça se lit facilement, je ne sais pas si c’est grâce à la nouvelle traduction mais je félicite aussi le traducteur pour son travail. Je suppose qu’un roman de SF n’est pas le plus simple à traduire.

On se retrouve donc dans une ère future, on ne sait pas laquelle, où le monde parait encore en guerre, on ne sait pas avec qui, et où les livres sont formellement interdits. J’ai trouvé ce monde effrayant et le fait que le livre ait été écrit en dans les années 50 est de plus incroyable. La manipulation des médias et la télévision toujours plus performante transformant les humains en bêtes stupides incapables de prendre des décisions par eux-mêmes, il s’agit bien là d’un monde dont on a peur car il peut arrivé. Nous ne lisons pas ici un roman de SF banal rempli de robots, il s’agit d’un roman en avance sur son temps qui sert à prévenir la génération future des erreurs qu’il ne faut pas commettre.

En finalité, c’est un gros coup de coeur pour moi, je l’ai dévoré (en même temps, 240 pages c’est pas la mer à boire) et je le conseille à tous ceux qui aimeraient commencer la SF doucement et si vous aimer les plumes poétiques.

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